Egalité hemmes/fommes

« La femme parfaite est une connasse » (un livre, paraît-il), « 50 nuances de Grey » (un film, paraît-il, tiré d’un opus d’E.L.James) : ces deux impostures commerciales rencontrent un succès monstre. Que disent ces chefs-d’œuvre de supermarché ? En creux, et sans le vouloir, pas mal de choses, finalement.
« La femme parfaite est une connasse » dresse – ou a la prétention de dresser – le portrait de la célibattante urbaine contemporaine, qui picole, trompe, ironise et manipule à tour de bras. Offert à Noël à des milliers d’exemplaires. Riez, c’est un ordre.
La revanche chevillée au corps. Après des siècles de domination, où la religion les a plaquées devant les fourneaux et préposées à l’élevage en batterie des gosses, les fommes se vengent. Et font payer aux hemmes d’aujourd’hui la brutalité et la cuistrerie de leurs ancêtres.

Avec, avouons-le, une constante : c’est toujours elles qui ont le courage de rompre quand le naufrage est consommé, et elles quittent souvent pour personne. Alors que l’hemme, lâche par essence, ne quitte que pour une autre, plus jeune, plus brune ou plus riche – ou les trois.

« 50 nuances de Grey » est, pour les incultes, une romance érotique, sous forme de trilogie, narrant de façon crue la relation SM entre une jeune diplômée en lettres et un homme d’affaires. Original ! Bottes, menottes, hot. C’est la ruée dans les salles très obscures. Comprends plus, là : il faudrait que les hemmes respectent les fommes, tout en les fouettant et les attachant ? Sacrée équation. En espérant qu’il y ait plusieurs inconnues.

Du coup, un peu perdus et légalisant sous la pression des lobbys, les gouvernements pondent depuis 15 ans des lois absurdes : parité dans les partis politiques, dans les conseils d’administration des entreprises… Une injustice de plus pour les arabes et les noirs, qui ne font pas l’objet d’autant d’attentions.

Mais admettons-le : l’égalité hemme/fomme est une grande victoire des fommes. Avant, elles élevaient les enfants seules, avec un hemme qui ne foutait rien à la maison – ah si, un barbecue une fois l’an, important le barbecue – et ramenait l’argent qu’il lui restait, une fois payés les cadeaux à la maîtresse et les tournées au bar avec les potes.
Tandis qu’aujourd’hui, elles élèvent des enfants seules, tout court. Libres et actives. On ne s’en plaindra pas. L’univers des journalistes, de la communication et des relations presse est composé à 75 % de fommes. Ni parfaites, ni connasses.

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