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Que veut François Hollande ?

Coups de gueule, poil à gratter...

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Que veut François Hollande ?

Que veut donc François Hollande en matière de politique économique ? Mes confrères d’Alternatives Economiques (décembre), qu’on ne peut pas soupçonner de libéralisme forcené, pointent des mesures contradictoires, voire antinomiques, prises par le chef de l’Etat : 20 milliards d’euros de crédit d’impôts aux entreprises alors que la justice sociale est érigée en vertu cardinale ; Ou encore, un tour de vis budgétaire sans précédent en 2013, particulièrement périlleux dans un contexte de récession et de montée du chômage.
Avec un tel tableau de bord, on n’en voudra pas à Arnaud Montebourg de pédaler dans l’acier de Florange. Un jour, Mittal n’est pas le bienvenu en France, le lendemain, il est reçu à l’Elysée. L’Etat français va nationaliser le site, puis Mittal y annonce 180 millions d’euros d’investissements…
Cela dit, reconnaissons à Hollande une qualité que n’avait pas, et n’aura jamais, son prédécesseur : l’art de la nuance. Comme sur l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste, qu’il a déclaré écarter « en l’état actuel des technologies ». Le marché du travail, trop codifié ? Il convie les partenaires sociaux à discuter entre eux, sans lui, des mois et des mois (fin des réunions à Noël), sur des sujets majeurs : flexibilité accrue pour les entreprises, stratégie numérique… Laurence Parisot, patronne du Medef, l’a rappelé hier : elle ne signera pas un texte « qui n’ait pas une dimension historique ».
Et l’opposition, dans tout ça ? Eparpillée façon puzzle. Trop occupés à se déchiqueter entre eux, les squales mâles de l’UMP ratent une occasion en or de l’ouvrir. L’UDI de Jean-Louis Borloo recueille les déçus de l’UMP, ce qui n’est pas en soi un programme emballant. Doit-on encore prêter du crédit à Bayrou, le banni béarnais ? En 2002, il fut le premier à alerter sur la crise écologique, en battant la campagne à bord d’un bus au colza. Ringard. En 2007, un an avant le début de crise, il alerta sur les dangers de la dette. Triste. En 2012, bien avant qu’un ministre ne pose en marinière, il avait brandi le ‘Made in France’ comme un remède un peu démago à la sinistrose. Plagié. Un vrai parcours de président, pour finir conseiller municipal d’opposition de Pau.

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