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Logement, côté social

Coups de gueule, poil à gratter...

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Logement, côté social

La question du logement vaut mieux qu’une polémique aoûtienne sur la baisse des APL, ou qu’une énième querelle sur les dispositifs de défiscalisation pour CSP+. C’est, avant tout, le premier poste de dépense des ménages. Il symbolise et façonne notre quotidien. N’est-il pas d’usage de proposer à ses hôtes une visite de son appartement ou de sa maison ? Bien souvent, les médias se fascinent pour l’immobilier neuf (jolies photos garanties, et ce qui est nouveau attire), au détriment du logement social ou « très social », ciblant les plus démunis. C’est un tort.

Car les enjeux s’avèrent considérables, entre précarité énergétique, rupture sociale, promiscuité dans des appartements exigus, délabrement des parties communes, explosion du nombre de foyers monoparentaux. Avec des problèmes endémiques – grand banditisme, trafics de stupéfiants, communautarisme, décrochage scolaire, radicalisation islamiste. Oui, les programmes de rénovation urbaine méritent des suppléments ‘Immobilier’, même s’ils n’attirent pas des architectes internationaux.

« Depuis plusieurs années, le nombre de personnes en demande d’hébergement d’urgence appelant le 115 ne cesse d’augmenter, rappelle ce lundi Jean-Luc Moudenc, maire (Les Républicains) de Toulouse, à Emmanuel Macron, chef de l’État, en déplacement sur ce thème dans la Ville rose, la 4ème de France. En 2016, 9.181 personnes ont demandé une mise à l’abri. Cette augmentation concerne principalement les familles avec enfants, dont le nombre a doublé en cinq ans », sous la double pression des crises économiques et migratoires. Aux abords des métropoles, des camps et des bidonvilles poussent ici et là, « abritant » des Roms ou des migrants – à ne pas confondre avec les gens du voyage, on entend beaucoup d’approximations à ce sujet.

Dans un déplacement où il a mis volontairement la barre à gauche – beaucoup de temps passé à discuter avec des nécessiteux provinciaux*, sous l’œil des caméras, oserais-je écrire si j’étais un cynique fainéant -, Macron a présenté son plan « Logement d’abord ». 50.000 logements supplémentaires pour les plus précaires d’ici à 2022, soit dans des pensions de famille, soit dans le parc locatif privé. Les bailleurs sociaux, qui tiennent leur congrès annuel à la fin du mois à Strasbourg, se voient assigner un objectif annuel de 40.000 logements, au lieu de 17.000 actuellement. Il faudra pour ce faire lever les freins à la production : libération de foncier constructible par les élus récalcitrants (rôle des préfets), mise en place d’outils limitant les recours administratifs, réduction et simplification des normes. Des discours et solutions déjà entendus, du temps de « l’ancienne » politique.

* Le chef de l’Etat, pourtant en retard sur son planning, a notamment échangé 15 mn avec une dame, en situation d’invalidité, et bénéficiant du statut des étrangers malades. Il s’est intéressé au fait qu’elle travaille quelques heures par semaine, avant de lui donner l’accolade en la rassurant longuement sur ses papiers (source : AFP).

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Une réponse à Logement, côté social

  1. GONZALEZ Jeanine dit :

    Vous avez raison. La situation du logement est scandaleuse. Je connais des « gens bien comme il faut » en attentent depuis plus de deux ans d’un logement social. Priorité est donnée aux « étrangers ». Comprenez ce que je veux dire. Preuve à l’appui, malheureusement.
    Je trouve vos brèves très attractives. Félicitations.

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