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Et pourquoi pas ?

Coups de gueule, poil à gratter...

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Et pourquoi pas ?

Qui a dit que les transporteurs routiers étaient des pollueurs sans cervelle ? Sous l’impulsion de l’Opca Transports et de Fédération Nationale des Transporteurs Routiers (FNTR), et avec le soutien de la Direccte*, les transporteurs du Sud ont imaginé leur univers professionnel en… 2034, dans un magazine intitulé « Mobilus ». Prouvant ainsi que se projeter, c’est l’envie de survivre, c’est le crépitement des étincelles. Prouvant aussi que l’innovation n’est pas la chasse gardée du numérique ou des biotechnologies, n’en déplaisent aux mirages des projecteurs.

Les questions et initiatives que dessinent les auteurs de « Mobilus », aidés par des prospectivistes de Michelin et de la RATP, sont pertinentes et impertinentes, iconoclastes et rafraîchissantes. A quelles fonctionnalités répondra demain une gare routière ? Pourquoi les autocaristes ne feraient pas défiler des écrans publicitaires de magasins devant lesquels ils passent, pour fournir des recettes complémentaires à la collectivité, si le contrat est passé dans le cadre d’une délégation de services publics ? Les arrêts d’autocar demain seront-ils juste des abris avec des panneaux publicitaires, ou doivent-ils être équipés de bornes wi-fi ?

Côté transport de marchandises, l’exercice fait se déclencher des signaux. « Si aujourd’hui, vous êtes transporteur de carburant, il faut comprendre que dans 30 ans, une citerne vaudra zéro sur le marché de l’occasion, car il n’y en aura quasiment plus. Partant de là, est-ce qu’il faut encore investir, aujourd’hui, dans l’acquisition d’une citerne carburant ? », questionne Françoise Gleize, déléguée régionale de la FNTR. L’utilisation de lignes de tramway, aux heures creuses ou la nuit, pour transporter du fret en milieu urbain de façon écologique revient aussi sur le tapis.

L’ami Mobilus imagine des drones dans l’espace rural aérien. « 2022. Le survol de l’espace par les drones civils, sérieusement contraint par la réglementation, semblait compromis. C’était sans compter sur la réaction des habitants de province qui, eux, y voyaient une belle opportunité de couvrir des zones difficiles d’accès. Grâce à l’ouverture aux drones de l’espace rural aérien en 2022, toute une dynamique s’est recréée : livraison de biens de consommation, de médicaments… » Ou encore un ticket unique pour le monde. « L’application WAE fait office de ticket de transport unique dans les transports en commun du monde entier. Grâce à la géolocalisation, quelle que soit la zone où vous vous trouvez et en quelques secondes, elle donne accès aux tarifs du véhicule emprunté, traite le paiement et génère un code qui fait office de carte de voyage. »

Je déraille et joue le jeu de leur com’ ? Non. L’avenir est déjà là. Prenez les Food Trucks (camions transformés en cuisine mobile), qui font fureur à San Francisco. En 2018, voire avant, en France, inviter sa brune dans ces estaminets rutilants deviendra le must. Et puis, peut-être qu’un jour, des investisseurs chinois remporteront la concession de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Allez savoir.

* Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi.

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2 réponses à Et pourquoi pas ?

  1. Moline dit :

    Toujours aussi pertinent, depuis quelques temps je reçois et lis votre billet

    bravo , continuez

  2. Merci pour ces lignes élogieuses sur le projet Mobilus. J’ajoute juste, toute modestie mise à part, qu’il est conçu et animé par KOPILOTE, une entreprise de conseil qui a fait son cheval de bataille de la sensibilisation des entreprises à la prospective.
    Manuel Blanche président de Kopilote

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