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NKM, la bonne surprise

Coups de gueule, poil à gratter...

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NKM, la bonne surprise

Avec sa « France droite », Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) franchit un cap. Samedi, en officialisant sa candidature à la présidence de l’UMP, l’ex-porte-parole de campagne de Sarkozy, 39 ans, décide d’aller au tampon face aux grosses écuries Fillon et Copé. D’accord, elle n’a aucune chance lors du vote des militants, en novembre prochain. Mais elle prend rendez-vous avec l’avenir, à la façon d’un Valls ou d’un Montebourg à gauche.
Sa féminité apaisante ne fera pas de mal à la droite. D’autant plus que NKM n’a rien d’une faire-valoir : elle ne se cantonne pas au rôle de « fan de », genre Nadine Morano, ou de ministre fantoche, genre Roselyne Bachelot. Au ministère de l’Ecologie, elle a combattu les OGM malgré les pressions, claqué la bise à José Bové et orchestré le Grenelle de l’Environnement, grand oublié du bilan de Sarkozy. Reléguée ministre de l’Economie numérique pour avoir trop ouvert son clapet (Chirac, dont elle est un bébé, l’a surnommée « l’emmerdeuse »), elle rebondit habilement, utilisant son nouveau portefeuille pour devenir la femme politique la plus suivie sur Twitter (180 000 abonnés). Pendant la campagne présidentielle, elle manie le double langage jusqu’à la schizophrénie. Alors qu’elle flingue le FN et Marine (« Le Front antirépublicain », juin 2011), NKM doit, un an après, promouvoir la droitisation du président candidat. Aujourd’hui, si elle réaffirme sa filiation sarkozyste, elle souhaite une droite au clair avec ses convictions, moins conservatrice et moins centralisée.
Elle lance cette semaine son Tour de France. Celui-ci donnera les premiers enseignements – ses idées, sa capacité à fédérer hors des cercles parisiens, son endurance physique, sa rudesse au combat. Priorité : recueillir les 8 000 parrainages d’adhérents requis. Certes, son genre « de la capitale, bardée de diplômes, brillante et ne connaissant pas l’échec » énerve un peu. Même en juin, en pleine débâcle, elle est réélue de justesse députée de l’Essonne. Mais elle est l’atout chic d’une droite en capilotade : branchée économie, nouvelles technologies, innovation et un brin geek – son petit frère Pierre est le co-créateur du site de vente en ligne PriceMinister. NKM, c’est surtout une reposante discrétion : qui sait qu’elle est la maman de deux fils de 7 et 3 ans ?

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